Panel de haut niveau sur l’eau et les catastrophes : “Il faut se préparer à l’imprévisible”

21 March 2012

Un an après la catastrophe de Fukushima, l’enjeu des catastrophes naturelles liées à l’eau apparait comme un sujet de préoccupation majeur à l’échelle internationale, autant au Nord qu’au Sud. La volonté politique reste la clef.

Jeudi 16 Mars 2012, un panel de haut niveau a insisté sur l’importance de la prévention des catastrophes naturelles.

En ouverture de la conférence, le prince du Japon Nahurito aborde au cours d'un message filmé le séisme, le tsunami puis l'accident nucléaire survenus voici un an à Fukushima, en invitant les participants du panel à tirer les leçons des expériences passées. Il souligne l'incroyable résilience de son peuple : « Nos ancêtres ont fait front, combattu, et surmonté des difficultés identiques à celles auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés. Malgré des pertes, des problèmes et une tristesse immenses, nous continuons à avancer, parce que notre société a été fondée sur les efforts incessants de notre population pour atténuer les effets des catastrophes. »

Les invités du panel préconisent une meilleure anticipation des catastrophes, en mettant en avant les initiatives exemplaires des Pays-Bas dans ce domaine.

Selon ces experts, la catastrophe japonaise nous enseigne que l'approche holistique des risques (approche multi-catastrophes, ou multi-hazard approach) de la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UNISDR) s'impose. « Il faut se préparer à l’imprévisible », déclare José-Luis Irigoyen, Directeur du Département de l’Eau à la Banque Mondiale.

Benoît Miribel, Président d’Action contre la Faim (ACF), insiste également sur la coordination nécessaire entre les acteurs, et le partage des expériences et pratiques. Les catastrophes affectent indifféremment pays développés et pays en développement. Une réelle solidarité internationale est indispensable à leur prévention et mitigation. "Les compétences des collectivités locales doivent être renforcées", conclu Benoît Miribel.

« Nous souhaitons voir les Etats s’engager »

Maria Mutagamba, ministre ougandaise de l’Eau et de l’Environnement, souligne l’importance de l’éducation des populations. Face à des enjeux plus socio- économiques que scientifiques, « il est de notre devoir d’informer nos populations », affirme-t-elle. La transparence des décisions prises par les gouvernements apparait comme la clef des bonnes politiques de prévention.

Le Président d’ACF invite l'ensemble des acteurs et la société civile à suivre de près l’engagement réel des Etats. Son message est clair: «Nous souhaitons voir les Etats s’engager. »

La volonté politique s'avère indispensable à l'élaboration de solutions efficaces.

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