Le Pacte d'Istanbul, instrument d'une reconnaissance historique du rôle des autorités locales et régionales

21 March 2012

Les signataires du Pacte d'Istanbul démontrent leur engagement. (Photo credit: 6th World Water Forum/ Christophe Taamourte)

Au terme d’un processus des autorités locales et régionales historique, le Pacte d’Istanbul pour l’eau a atteint 1070 signataires. A l’heure des changements globaux, maires et leaders locaux apportent des solutions concrètes au problème de l’eau.

Jeudi 15 mars, le processus des autorités locales et régionales se termine. Son co-président, Serge Lepeltier, maire de Bourges, est limpide : « Les pays où la gestion de l’eau est la meilleure sont ceux avec un fort degré de décentralisation ; les autorités locales et régionales jouent un rôle central ». Celles-ci ont pleinement participé à ce 6ème Forum, obtenant une reconnaissance historique selon Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau.

De fait, les collectivités sont porteuses de solutions. La communauté de communes Bourges Plus a ainsi piloté un programme destiné à reconquérir une bonne qualité de l’eau grâce à la conversion agricole vers des modes de production raisonnés. A Rabat, au Maroc, ce sont des carpes qui sont utilisées pour stabiliser la qualité de l’eau des retenues, créant une nouvelle activité économique locale. A Osaka au Japon, les eaux usées produisent de l’énergie réduisant du même coup les émissions de gaz à effet de serre et les dépenses d’assainissement. Des solutions intelligentes qui s’échangent à travers la coopération décentralisée, « d’égal à égal » comme le souligne Michel Delebarre, président de Cités Unies.

Mobiliser les acteurs face aux changements globaux

Le forum est l’occasion d’accentuer la mobilisation de l’échelon local pour une gouvernance durable de l’eau. De nombreuses collectivités ont ainsi signé le Pacte d’Istanbul pour l’eau, portant le nombre des signataires à plus de 1070. Le document réaffirme la nécessité du contrôle public et local de l’eau comme bien public et interpelle sur l’urgence de s’adapter aux changements climatiques et à l’urbanisation de la planète. Maire de Banforo au Burkina Faso, Souleymane Soulama témoigne : « en 20 ans, la saison humide s’est raccourcie de deux mois et le débit de notre fleuve s’est effondré ».

Eau, urbanisation, changements climatiques, autant de défis qui s’entrecroisent et sont au cœur du développement durable. A Marseille, les autorités locales ont accru leur mobilisation et ont été reconnues comme des acteurs de premier plan. Pour Mercedes Bresso, présidente du Comité des régions de l’Union Européenne, « nous devons nous inspirer du processus du Forum pour Rio+20 ».

Back to list

Bulle En

Post-Forum Highlights

The Forum outcomes

Submit your solution - solutionsforwater.org

Join our mailing list